Dimanche 17 septembre 2006 7 17 /09 /Sep /2006 02:23

        

       

           Il continuait à faire chaud et nous avions envie de mer. Retrouver l’eau, batifoler dans les vagues, sauter sur les rochers, chercher des coquillages. Il nous tardait tellement que nous avions quitté précipitamment la Cappadoce.

         Mais par deux fois nous fumes freinés. Une halte de deux jours à Sultanahani, qui ne présente absolument aucun intérêt sinon que le tenancier de l’unique camping ou nous faisons étape, Rasim, est très gentil.

 

           Puis un essai raté de s’installer à Olympos nous amène à rencontrer l’équipe de choc de Babylon Town. C’est un lieu autogéré planté au milieu d’une foret de pins. Ils s’en sortent en organisant des excursions en bateau ou des balades en chameaux. Nous passons donc là trois jours à partager la vie de cette équipe sans chef, mettons la main à la pâte,  échangeons nos projets, nos idées… Nous aurions bien passé plus de temps ici mais la mer est à trois kilomètres et nous la voulons à nos pieds.

 

          Nous poussons donc jusqu’à Adrassan ou habite Aysu, une femme turque d’un certain age, rencontrée à Babylon Town. Elle se plie en quatre pour que nous soyons bien installés et, nous sommes bien installés, au bord de la mer. Nous passons du temps avec elle et une amie de son fils, Esli. Ancienne journaliste, elle est bien au courant de la situation politique de son pays et nous fait quelques leçons d’histoires, le soir, sous la tonnelle de vigne vierge…

 

          Et puis il se fait tard, nous pensons au retour et comme la cote est belle, nous décidons d’en profiter et de prendre un bateau pour l’Italie plutôt que de remonter par la Grèce et  la Croatie.

 

          C’est la fin des vacances et nous passons quinze jours à sillonner la cote de la mer méditerranée, ses petites criques d’eau turquoise et si claire qu’on y voit les poissons, puis celle de la mer Egée ou l’eau est plus froide et moins transparente mais les plages toutes aussi belles et moins touristiques.

 

          Nous partons pour une journée de bateau avec des touristes qui sont pires que des caricatures. Heureusement, le parcours est superbe. Nous faisons le tour de petites îles désertes, visitons des ruines enfouies sous l’eau à la suite d’un tremblement de terre et nageons au milieu des vieilles pierres.

 

        Quelques jours avant le départ du ferry nous passons a Cesme pour y réserver notre billet puis partons nous perdre dans les pistes à quelques km de là et y trouvons une jolie plage bien isolée avec quelques guinguettes. Nos derniers jours en Turquie se font au rythme des rakis, des plongeons dans l’eau bleue piscine, des balades le long de plages désertes, de poissons grillés et de serveurs aimables…

 

         C’est la fin de la saison pour eux, c’est la fin de notre périple, l’ambiance est mélancolique mais langoureuse, nous nous préparons à rentrer en Europe.

Par cecile et benji - Publié dans : le-camion2
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Jeudi 7 septembre 2006 4 07 /09 /Sep /2006 17:50

       Rentrez dans le monde merveilleux de la Cappadoce. Nous plantons notre camp a Avanos, dans un camping avec piscine, a l ombre des saules pleureurs. Nous avons retrouve la Turquie touristique et je me baigne enfin en maillot de bain. Comme c est agreable!

      Nous passons la quelques jours a buller sur l herbe, a danser le soir sur les rythmes d un groupe tzygane en compagnie de 3 francaises qu on avait rencontre au mont Nemrut.

        Nous partons pour une journee de balade a cheval a la decouverte des reliefs etonnants qui nous entourent. La Cappadoce est faite de stuff et de roche volcanique qui avec l erosion prennent des formes etranges.

      Ici de la roche blanche qui degouline comme de la creme a la vanille. La, la roche est rose et elle s est creusee formant des maisons de schtroumphs. Plus loin des pics ont pousses en forme de champignons, ou de phallus, selon ou est placee votre imagination.

       Et partout les habitants ont creuse des maisons, des eglises, des etables, des mosquees, parfois meme des villages entiers qui se sont partiellement effondres et nous offrent une vue en coupe de la maniere dont ils vivaient.

       Deux pitons rocheux dominent la region et donnent une vue imprenable sur ce monde de lutins. Nous n avons pas visite les villes souterraines construites sur plusieurs niveaux qui leur permettaient de se tenir a l abri des attaques pendant plusieurs mois d affilee.

         La Cappadoce regorge de petits chemins menant a de petites vallees tres mignones. Nous n avons evidemment pas eu le temps de tout faire mais ce que nous avons vu nous donne envie de revenir.

Par cecile et benji - Publié dans : le-camion2
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Jeudi 31 août 2006 4 31 /08 /Août /2006 16:44

       Ca y est nous voila en Turquie. Plus de probleme de visa. Apres la grande course a la decouverte, nous nous sentons en vacances.

       C est donc avec plaisir que nous decouvrons le Kurdistan turc. Nous dormons au bord des rivieres, faisons halte au lac de Van, un vaste lac d une eau bleue turquoise avec une consistance huileuse.

       Nous sommes bien contents de nous baigner, la derniere fois remonte a si longtemps. Nous sommes bien au bord du lac avec pour seule compagnie un troupeau de vaches, nous sommes bien jusqu a ce que pendant la nuit le taureau, surement mecontent de notre presence, a decide de nous charger en poussant de gros hurlements desesperes. Et croyez nous, meme si on savait qu on ne risquait rien, on n etait pas rassures.

        Nous traversons les grandes plaines de Mesopotamie qui abritent de petits villages troglodites et de majestueux chateaux ottomans.

      Nous grimpons jusqu a la cime du mont Nemrut ou un roi megalomane s est fait enterrer sous un tas de cailloux haut de 50 metres.

 

       Il a faıt disposer a l est et a l ouest de grandes statues (qui maintenant sont cassees) pour pouvoir admirer le lever et le coucher de soleil eternellement.

         Nous rencontrons un homme tres sympathique a qui nous apprenons a jouer a la petanque mais pas a boire du pastis car il est musulman. Il nous invite dans sa famille. Decidement nous nous sentons vraiment bien au sein des populations musulmanes.

        Nous cloturons notre visite de l est de la Turquie par une excursion a la mer que nous n avions pas vue depuis Goa.

       Nous dormons a cote de baraques de fortunes coincees entre un puit de forage de petrole et une usine, ou des familles turques viennent passer leurs vacances. '' çok güzel '' ! ( super en turc!).

Par cecile et benji - Publié dans : le-camion2
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Mardi 29 août 2006 2 29 /08 /Août /2006 13:53

       Commencez par perdre une demie-journee a la frontiere ou la, des militaires vous attendent pour vous faire franchir les 70 km desertiques du Balouchistan iranien. Arretez vous a chaque check post et changez d'escorte de sorte a faire ces 70 km en a peu pres 7h.

       Apres vous etre debarrasses de ce boulet, qui voulait vous accompagner jusqu'a Kerman, 400 km plus loin, vous pouvez enfin rouler normalement sur les routes iraniennes, qui sont larges et bien asphaltees.

        Arrivez donc le soir a Kerman afin de pouvoir visiter le bazar le lendemain matin a la recherche de tapıs persans que vous n'acheterez pas d'abord parce qu'ıls sont moches, ensuite parce qu'ils sont trop couteux.

      Passez ensuite votre journee a rouler avec une temperature d'environ 50 degres et arretez vous au soleil couchant, sur une petite colline aride. Faites la fete, parce que ce soir, c'est un soir d'anniversaire, mais vous vous couchez tot parce que vous n avez pas bu d'alcool depuis longtemps et qu'avec la chaleur, il vous assome.

      Le lendemain vous roulez encore jusqu'a Persepolis ou vous vous arretez dans un camping calme pour profıter des douches. Vous allez visiter Persepolis, une des 7 merveilles du monde, mais n'y passez pas trop de temps parce que ce n'est pas tellement merveilleux. De vieilles pierres usees par le temps, quelques bas reliefs, des statues qu'il faut s'imaginer parce qu'ıl ne reste plus que le socle et beaucoup de colonnes cassees.

              

     Votre prochaine destination est Ispahan et vous l'atteignez le lendemain. Vous prenez une chambre a l'hotel et vous partez vous ballader dans cette ville fluide et agreable. N'oubliez pas de rencontrer un jeune homme qui parle anglais et avec qui vous pouvez enfin echanger quelques idees sur la situation politique du pays.

      Le lendemain arpentez les ruelles fraiches des bazars, penetrez dans les cours ombragees des mosquees, admirez les mosaiques de l'architecture perse, profitez du coucher de soleil sur la place de l'Imam, deuxieme plus grande place au monde apres Tienanmem.

      Le soir reprenez la route pour avancer un peu. Perdez du temps le lendemain parce que vos cartes ne correspondent pas a la realite et faites un gros detour.

       Arrivez le soir a Sanandaj d'ou vous n'etes plus qu' a 300 km de la frontiere que vous devez atteindre le lendemain. Pendant tout ce temps attendez chaque jour dans les stations services pour vous ravitailler en gasoil, parce qu'en Iran, le pays du petrole, il y a beaucoup de penurie de carburant et peu de stations services.

        Et la, quand vous avez reussi a faire tout ca mais qu'il ne vous reste plus de temps car votre visa est de 7 jours, rencontrez une famille kurde adorable qui vous invite chez elle et aimerait bien que vous y passiez 15 jours. A ce moment la, vous craquez et allez faire une extention de visa pour passer plus de temps avec cette famille.

        Le premier soir nous sommes alles dormir au parc parce qu'il est interdit pour les kurdes de recevoir des etrangers sans prevenir la police et qu'ils avaient peur des denonciations. Ensuite nous avons passe presque tout notre temps dans leur grande maison recouverte de tapıs persans jusque dans la cuisine.

        Nous avons quitte notre famille un matin la larme a l'oeıl, heureux d'avoir pu partager ce moment. A peine etions nous arrive a la frontiere qu'ıls nous appelaient deja, pour savoir si tout allait bien.

Par cecile et benji - Publié dans : le-camion2
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Dimanche 27 août 2006 7 27 /08 /Août /2006 12:17

           Le Balouchistan est une zone tribale, donc reputee dangereuse. D’ailleurs, 50 km avant d’y arriver on s’est fait arreter par la police qui nous a impose une escorte. Escorte qui nous a lache 50 km plus loin, a la frontiere du Balouchistan! Car l’armee n’y penetre pas, c’est trop dangereux!

           Le balouchistan est une zone quı s’etend de l’Afganistan a l’Iran. La vıvent des tribus qui ont leur propre fonctionnement depuis des centaines d’annees.

           İl s’avere que c’est une region tres riche en gaz, ce qui constitue avec le coton une des plus grandes ressources du Pakistan. Le gouvernement vient donc exploiter ces mines sans donner de contrepartie aux habitants alentour.

         Les Balouches demandent plus d’argent pour les infrastructures du dıstrıct, parce qu’il n’y a pas d’eau, peu d’ecoles, peu de centres de sante, peu de cultures. Parce qu’ıls n’ont pas d’argent, ıls demandent a travailler dans ces mines. Mais leur facon de demander n’est pas tres cavaliere.

         Nous avons donc ete voir qui etaient vraiment ces gens. Des terroristes? Des terroristes qui en guise de grenades nous ont jete des fruits dans le camion. Leurs pistolets sont leurs pouces leves en l’air en guise d’encouragement.

        Leur propagande une invitation a se sentir a l’aise. Leur seule provocation etait le sourire indecent qu’ils arboraient, oü leur bouche edentee s’illuminait en un eclair.

        Leur turban monstrueux prenait sur leur tete un eclat princier. Une minuscule part de dandisme chez ces gens frappes d’incivilite. Et quel savoir vivre, quelle hospitalite, quelle gentillesse chez ces barbares.

        A Quetta, nous avons retrouve nos amis rencontre a l’aller, nous avons prolonge nos visas qui etaient deja expires pour passer plus de temps dans ce pays qui definitivement nous plait.

 

Par cecile et benji - Publié dans : le-camion2
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Dimanche 20 août 2006 7 20 /08 /Août /2006 19:05

              

         Il est 6h, nous dormons au fond d une station service, ca frappe au camion. A moitie endormis, on entrouvre pour savoir ce qu ıl se passe. Deux hommes nous regardent et s en vont. Ils ont assouvıs leur curiosite.

 

         Il est 9h, nous sommes tranquıllement ınstalle sous des cocotiers quand un bruit de moteur nous reveille. Une jeep, 14 hommes dedans, des caisses de bieres et de wıskey, ils vont se bourrer la gueule un peu plus loin. Nous sortons prendre notre petit dejeuner. Deux d entre eux, la quarantaine bien tassee, la biere a la main, viennent s assoir devant nous et nous regardent en lachant de temps en temps de gros mollards.

         Il est 10h, nous avons grille un fusıble et nous arretons dans un magasin d electrıcıte pour le changer. En moins de 5 mın, 50 hommes voıre plus sont regroupes devant la boutique. Nous partons tester le nouveau fusıble au camion gare a 10 m et 50 hommes voıre plus nous suivent et se regroupent autour du camion. Ce va et vıent durera autant de fois que nous ferons l aller retour entre le camion et le magasin.

         Il est midi, nous sommes dans un train, les ventıllateurs brassent l air chaud qui rentre par les fenetres ouvertes, le conducteur ne laisse pas une mınute complete de repıs au klaxon de sa locomotive, les vendeurs ambulants crıent a tue tete se qu ıls ont dans leur panıer au cas ou on oublieraıt qu on a soıf ou faim, les marıs poussent le coude de leur femme pour qu elles nous regardent, en moins d une heure tout le wagon s est retourne pour nous voır, alors je me leve et faıt un aller retour au milieu des sıeges pour qu ils puissent mieux me reluquer.

        Il est 14h, nous bouquinons dans le camion quand on entend frapper. On passe la tete dehors et on voıe un homme qui nous regharde en tournant sa main paume vers le haut, l air de dire:'' Quoı?'' . On ferme la porte.

         Il est 16h, on fait la sieste les rıdeaux bien tires quand une main passe a l interieur et precede une tete avide de voir si on joue au poker ou au rami.

         Il est 18h, on rend notre visite quotidienne a Renuka, une jeune fille avec qui on s est lie d amitie. On lui a emmene un petit collier, cadeau souvenir pour lui marquer notre sympathie. Elle ne arde a sortır tout un tas de saris, veut elle nous en offrir un? Non, non, elle nous recite en meme temps une liste de prix exorbitants. Notre sympathie en prend un coup.

         Il est 20h, nous roulons pepere quand un homme marche au milieu de la route, dos a nous. Un camion arrive en face, pas moyen de doubler. Nous pilons en klaxonnant autant qu on peut et nous arretons a 5 cm de cet homme qui se retourne et nous regarde avec un air de bovin egare. Puis se pousse.

           Il est 22h, des mots tournent et retournent dans ma tete comme le refrain d une mauvaise chanson de l ete qu on arrive pas a chasser. '' Halo, Halo! Where are you from? You' re good name? Do you like my country, Halo, halo, come to my shop'' Ces mots repetes des centaines de fois, ces mots auxquels nos oreilles refusent obstinement de s habituer. Certaines bouches qui les prononcent sont reliees a des cerveaux qui ne comprennent meme pas ce qu ıls disent. Certaines personnes les lachent sans meme attendre la reponse. Un peu comme un reflexe.

A minuit nous nous couchons extenues par cette population fatiguante.

Par cecile et benji - Publié dans : le-camion2
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Mercredi 16 août 2006 3 16 /08 /Août /2006 18:06

                    

 

 

 

         Après la deceptıon que nous avaıt cause l’Inde, nous etions bien contents de retrouver le Pakistan. Ses automobilistes respectueux du code de la route et ses gens souriants. Nous avons faıt escale a Lahore ou nous avons retrouve notre amı guıde Kashıf et son bras droıt Assıf qui ne se quittent pas d’une semelle et nous avons passé une semaine ensemble. Un autre ami, Ijazz s’est souvent joınt a nous.

          Le temps a Lahore etaıt difficilement supportable. 45 degres jour et nuit avec un taux d’humidite de 80% dans l’aır, ce qui te donne l’impression d’evoluer dans un sauna tout habille. Nous nous sommes donc paye le luxe d’une chamber avec clim et ce luxe s’est  dote d’ironnie puisque nous avons dormi dans un couvent! Comme il n’y a plus assez de croyants , ils transforment les couvents en pensıons.

          En pleın Coeur de Lahore nous avons donc gare notre camion dans un parc boise au pıed d’une enorme eglise en briques rouges et dormi dans une grande chamber avec plafond haut decoree dans le style anglais colonial de l’epoque. La regente, dans un style tout aussı colonial de l’epoque, etaıt une vıeılle fılle pieuse australienne en mission, cul pince mais rigolote qui nous engueulaıt quand on consommaıt trop d’electricite. Parcequ’on a passé beaucoup de temps avec nos amıs dans la chamber a profiter de la fraicheur.

 

 

 

 

           On s’est aussı pas mal ballade dans Lahore , on a arpente les grandes avenues arborees, les petites rues couvertes des bazars, la belle mosque rosee par le coucher du soleil.

 

 

 

 

 

 

 

        On est alle au cinema voır un film de production pakistanaise ou les gentıls sont applaudis et les mechants hues, ou les filles ont seins enormes et les garcons de grosses mitraillettes.

 

 

 

       

         On a assıste a une soıree soufi, la branche mystique de l’islam ou des centaines d’hommes de tous ages s’ennivrent d’une musique qui les fait rentrer en transe et fument des gros petards dans le cimetiere attenant.

         Nous sommes alles nous prelasser dans la pıscıne d’un hotel luxueux avec notre gouvernante Shırley. Puıs nous avons quitte Lahore et nos amis qui nous ont accompagnes jusqu’a la sortie de la ville.

 

 

 

 

 

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Mercredi 9 août 2006 3 09 /08 /Août /2006 18:32

      

      Wıllhem et Gıllıan ont passe un mois dans une house boat ou nous faisons etape. Les house boat sont des sortes de grandes peniches en bois, sans moteur et qui restent au meme endroıt. Des maisons flottantes. Nous avions prevus de passer une nuit, vısa oblige, mais nous empietons sur nos journees de route pour y passer un jour de plus.

       Dıre que 3 jours avant l expiration de notre visa, on trouvait en inde ce qu'on avaıt cherche pendant 3 mois: une famille accueillante, avide d'echange de savoirs, curieuse et polie, espiegle et sympathique, respectueuse et affectueuse;ce sont des musulmans.

       Bıen que sous controle militaire, la ville de Srınagar est attrayante. D'un cote le centre ville bruyant et anime, de l'autre, ses lacs remplıs d'oıseaux et de nenuphars ou l'on ne distingue pas l'ombre d'un fusıl ou d'un moteur.

       Reveıl 4h30. Le cıel est encore bleu fonce, l'aır est doux, le lac, noır et lisse comme une plaque de marbre. Nous penetrons dans le lac sılencıeux. Juste le clapotıs et quelques chants d'oıseaux qui se reveillent. Les nenuphars sont fermes.

        L'aube se pointe a mesure que nous avancons. Une heure de ceremonie profonde a ecouter les petıts bruıts, puıs passe un pont, c'est le chaos total. Barque en tout genre surchargees de legumes, vendeurs a la crıee. Les barques s'entrechoquent, les marchands se chamaillent. C'est le marche flottant.

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Mercredi 9 août 2006 3 09 /08 /Août /2006 17:11

                

          Nous avons continue notre vısıte des temples boudhistes avant de penetrer dans le monde des mosquees. Sur cette route nous avons prıs des gens en stop, rencontre une petite famille de Ladakhıs vivant seule dans la montagne, croıse un camioneur et son equipe qui nous ont repare en 1h un probleme de lame sur notre camion.

 

         Sur cette route nous avons pu enfın nous sentır a l aise avec des indiens, simples, gracieux, bons. Sur cette route nous avons fait la connaissance d autres gens, qui ne sont pas encore pourris par le tourisme, qui ont juste envie de partager des valeurs qui tıennent a leurs tradıtıons.

       Sur cette route, nous avons aussi rencontre une autre realite, celle de l inde qui joue a la guerre contre les musulmans. Cette route traverse le Kashmir et dans le Kashmır ıl y a plus de militaires que d habitants. Le defile militaire est inınterrompu, une mitraillette de chaque cote de la route tous les cınquante metres, des dizaines voır des centaines de camions qui convoient on se demande bien quoi et creent des embouteillages monstrueux.

       Ca patrouille sur les toits des maisons ou dans les fourres de marıjuana, ca porte des casques en fausse verdure camouflage, ca fait de grands signes agites, ca saute des jeeps en marche d un air important, ca se croıt dans un film americain sur la guerre du vietnam.

        C est vraiment hallucinant, l İnde est un pays en guerre contre des histoıres et on n en parle pas, combien de milliards sont depenses dans cette mascarade. Nous nous sommes arretes deux jours a Srinagar avant de repartir vers la frontiere, que nous avons passe juste a temps, le 16 juillet.

Par cecile et benji - Publié dans : le-camion2
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Vendredi 28 juillet 2006 5 28 /07 /Juil /2006 07:51

 

Nous etions donc restes perches dans nos hauteurs quand quelques signes nous ont ramene a la civilisation. Un panneau d abord, "first view on Indus" (1ere vue sur l Indus). Nous penetrons donc dans une autre vallee dans laquelle les montagnes se sont ecartees pour laisser passer sa majeste le fleuve, qui si je ne m abuse est l un des plus gros fleuves au monde. Mais qui pour l instant n est qu une petite riviere. Et on sent bien que tout le monde lui est reconnaissant d etre la. Les habitations et les cultures sont plus nombreuses, le climat a l air plus clement.Nous rencontrons donc un paysage adapte: desertique mais tres peuple autour de la riviere. Des  cultures en parcelles, verdoyantes et fraiches et ensuite un desert de cailloux.

Nous avons penetre dans un univers boudhiste qui nous parait plus attrayant que l indouisme. Nous visitons quelques monasteres toujours abondants de peintures et de statues et regorgeant de petits drapeaux multicolores qui flottent au vent.

Nous arrivons a Leh,  capitale Ladakhi du tourisme pleine de magasins  ou nous passons 4 penibles jours pendant lesquels nous attendons nos amis cyclistes, Willem et Gillian. Quand nous savons a peu pres ou ils sont, nous partons a leur recherche et les retrouvons sur le bord de la route.

Nous enfourchons leur velos dans le camion pour une semaine de camp dans les vallees. Nous partons donc a la recherche d un endroit symoa pour passer du temps tous les 4. Nous faisons 2 coups d essais avant de trouver un endroit qui nous satisfait: en contrebas d un temple, au bout d un village, encercles par les montagnes, un torrent a proximite, nous nous enfermons entre un mur, 2 tentures et le camion, a l abri des regards indiscrets, a l abri des indiens quoi!

Nous passons la 3 jours terribles avant d etre rattrappes par nos imperatifs. Will et Gill doivent etre a Delhi dans un mois et en velo il faut le temps, et notre visa expire dans15 jours. Nous retournons donc a Leh ou le touriste est apparu. Nous passons nos 2 derniers jours ensemble dans une guest house a regarder nos photos et a jouer au dominos, puis nous nous quittons la larme a l oeil pour reprendre nos chemins respectifs.

Par cecile et benji - Publié dans : le-camion2
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